ALLOCUTION DE MADAME SAIDA NEGHZA A LA 14EME REUNION REGIONALE DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL

-Mesdames et Messieurs les Ministres ; 

-Cher Monsieur Guy Rider, Directeur Général de l’Organisation Internationale du Travail ;

-Mesdames et Messieurs les Présidents et Chefs de Délégations ; 

-Honorable Assistance ;

Je tiens tout d’abord à remercier l’Organisation Internationale du Travail et à sa tête, le Directeur Général GUY Rider, pour sa présence et l’intérêt accordé à la réunion, comme je remercie les autorités Ivoiriennes pour l’accueil et leur grande hospitalité.

Je suis ravie et très honorée de participer à cette importante réunion, qui traite d’un sujet fondamental pour l’avenir de l’Afrique, à savoir l’avenir du travail, dans ce continent faisant face à de multiples défis.

Cette réunion présente le formidable avantage d’écouter les voix, à la fois, des institutions à travers les délégations représentant les gouvernements, des Représentants des Organisations Syndicales des Travailleurs, et des Représentants des Organisations Patronales.

Aujourd’hui, il est indéniable qu’un consensus général se dégage sur le fait que le Développement durable repose sur le concours harmonieux des trois acteurs cités supra.

Il ne peut y avoir de développement durable sans la mise en place de politiques adéquates, en matière de  formation académique et professionnelle, de droits de travail et de protection sociale, et de respect de l’environnement.

  L’Afrique présente des atouts considérables  à travers, les taux de croissance économique enregistrés qui dépasse les 03 pour cent, ses besoins énormes en Infrastructures de base, ses besoins en consommation, la vigueur de sa croissance démographique et, l’importance de ses ressources naturelles, dont les prix connaissent un redressement ferme.

Les perspectives d’investissement de l’Afrique sont très intéressantes. La zone de libre-échange continentale (ZLECAF) donne accès à un grand marché.

Cependant, l’Afrique fait face à de grands défis, du fait de son retard économique et des contraintes que lui imposent le marché informel, la corruption endémique, la fuite de capitaux vers l’étranger, la pauvreté, le changement climatique et la persistance de tensions et de conflits, dans certaines régions du Continent.

Le plus grand défi consiste à changer l’idée ancrée d’une Afrique réduite à exporter ses ressources naturelles à l’état brut, et à importer de l’étranger, l’essentiel de ses biens et  équipements. Cette idée doit être combattue chez les étrangers mais également, chez bon nombre de nos Concitoyens Africains, notamment chez une certaine catégorie de responsables.

Il n’y aura pas de développement économique durable en Afrique, sans une bonne gouvernance, résolue à appliquer réellement, les différentes chartes et résolutions  internationales ratifiées.

L’Afrique dispose d’une ressource humaine jeune ayant investi les nouvelles technologies de l’information et de la Communication, créateurs de startups très performantes, apportant des solutions et procédés innovants, pouvant avoir des utilisations dans l’ensemble des secteurs économiques, tels que l’industrie, l’agriculture, l’environnement, la santé et les services.

Ces jeunes ne demandent qu’à contribuer au développement de leur pays. Mettons à leurs dispositions des mécanismes d’aide et de soutien.

Redonnons espoir à nos jeunes, à travers un travail décent, leur permettant d’exercer dans des conditions meilleures et un salaire offrant l’opportunité d’un avenir plus prometteur.

Ne les laissons pas entrevoir leur avenir, qu’à travers l’émigration clandestine vers l’Europe, dans des bateaux de la mort.

La bonne gouvernance, la justice sociale et le travail décent, inverseront à coup sûr, la tendance de fuite de cerveaux et de capitaux, vers un retour des compétences et un accroissement massif d’investissements directs étrangés, pour un formidable essor économique de ce continent, berceau de l’humanité.

Désormais, le reste du monde doit traiter avec l’Afrique, d’égal à égal, dans le respect mutuel et dans une optique de gagnant-gagnant.

Il est inconcevable que les opérateurs économiques africains soient réduits, à presque quémander un visa, pour conclure des projets de partenariats, dont pourtant, la partie étrangère en est souvent le principal bénéficiaire.

En ma qualité de Présidente de la CGEA, de Businessafrica et de Businessmed, je ne peux que renouveler mon entière disponibilité à militer pour l’intégration économique de l’Afrique, l’augmentation des échanges intra-Afrique et l’augmentation des échanges avec l’Europe.

Enfin, permettez-moi de remercier Monsieur Guy Rider, Directeur Général de l’OIT, et Monsieur Erol Kiresepi, Président de l’OIE et son Secrétaire Général, Monsieur Roberto, pour leur dynamisme en faveur du développement économique de l’Afrique en général, et pour leur soutien précieux de l’Algérie et de la CGEA, en particulier.

Je dénonce la résolution adoptée par le Parlement européen qui vient au moment où le peuple algérien s'apprête à aller aux urnes pour choisir un président de la République après un Hirak pacifique et un accompagnement, hautement professionnel, de la part de l'Armée populaire nationale (ANP) et des différents corps de sécurité, une fois parachever les instruments juridiques et les cadres réglementaires devant assurer la liberté, la transparence et la régularité de l'opération électorale dans le cadre d'un processus démocratique traduisant le changement que connait l'Algérie". Vive l'Afrique !

 

Vive la jeunesse Africaine !

Merci pour votre écoute.