Discours de Mme Neghza à l'occasion de la réunion du BIT à genève

-Monsieur le Président,

-Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations patronales ;

-Mesdames et Messieurs,

 

Il m’est agréable de prendre part, aujourd’hui,  à cette importante réunion des Présidents.

 

Avant d’entamer mon intervention, je tiens à remercier notre Président, Monsieur Erol KERESEPI et le Secrétaire Général de l’Organisation, Monsieur Roberto Suarez Santos, pour leur grande disponibilité, l’écoute active et le  dynamisme affiché face aux défis qu’imposent la situation économique, et les changements et bouleversements profonds et rapides que nous vivons.

Je tiens à les remercier pour le soutien qu’ils manifestent en faveur de l’Afrique qui continue de connaître un retard inquiétant, sources de multiples problèmes, notamment les épidémies et l’émigration clandestine. Enfin, je les remercie, tout particulièrement, de nous avoir fait l’honneur de visiter l’Algérie au mois de décembre passé.

S’agissant  du rapport de la banque mondiale, celui-ci table sur une croissance économique faible, qui ne peut qu’aggraver la situation déjà précaire que vivent certains pays, notamment africains.

En effet, une croissance en dessous de 3% risque de se répercuter négativement sur les économies de certains pays et  pourrait même engendrer des situations sociales fâcheuses et une instabilité politique aux conséquences dangereuses.

          La montée du protectionnisme, l’aggravation de la guerre commerciale entre les USA et la Chine, la hausse généralisée des niveaux d’endettement (interne et externe), les problèmes de financements plus complexes et plus récurrents sont autant de facteurs qui risquent  de produire des situations encore plus graves que celles qui étaient prévues.

La situation sera plus difficile dans la région Afrique Sub-Saharienne, où la faiblesse de la croissance réduira les efforts de lutte contre la pauvreté et les politiques de lutte contre les flux migratoires vers le nord.

La banque mondiale  devra adapter ses programmes destinés  au soutien du développement et à la lutte contre la pauvreté, pour atténuer des effets de la crise, dans un premier temps, et réunir les meilleures conditions favorisant un climat pouvant améliorer autant que possible, les niveaux et les rythmes de la croissance mondiale.

C’est dans ce sens que les conditions d’accès et de mobilisation des crédits permettant le financement, à la fois, des programmes d’ajustements et de réformes structurelles qu’auront à mener bon nombre de pays durant les trois prochaines années sont appelées à être soigneusement révisés.

L’objectif étant d’offrir des conditions relativement favorables à des pays qui font face à de réels problèmes économiques et sociaux.

L’expérience de la banque en matière d’accompagnement pour la mise en place de ces réformes et l’amélioration des systèmes de gouvernances chargés de mener des politiques contraignantes seraient appelées à être encore plus développées.

Les différents programmes d’aide et d’assistance au développement humain, destinées aux pays pauvres, notamment de la région subsaharienne, devraient être multipliés, en se basant sur les expériences antérieures et les résultats des programmes précédents.

En ma qualité de nouvelle présidente de Business Africa, je ne peux qu’être optimiste, au regard des énormes potentialités dont regorge l’Afrique, grâce à ses richesses, l’abondance de sa main-d’œuvre, et ses besoins d’investissements, et qui font d’elle, le levier principal de la croissance mondiale. 

Je vous remercie pour votre aimable attention.