Habib Yousfi, président de la CGEA "Développer le Sud, un objectif primordial"
Le: mardi 24 décembre 2013 | 581 Lectures

Habib Yousfi, président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) estime que les mécanismes mis en place pour encourager l’investissement dans le Sud restent insuffisants. A ses yeux, la situation sociale dans le sud du pays contribue à une instabilité sociale où il devient évident d’aller vers des mesures aptes à promouvoir, non seulement, les potentialités existantes mais aussi des mesures spectaculaires et spécifiques.
L’Econews- 25 mars 2013

L’Econews : Vous venez d’annoncer la mise en œuvre d’un plan de redéploiement et d’investissement dans les régions du sud du pays. Pouvez-vous nous expliquer quels sont les points essentiels de ce plan ?
Habib Yousfi : nous souhaitons particulièrement pousser nos adhérents opérant dans le nord du pays à investir dans le Sud, pour peu, bien sûr, que les administrations locales assurent les facilités nécessaires. Mais, malheureusement, le constat actuel est que certains responsables, pas tous, se murent dans une tour d’ivoire. Nous réaffirmons notre volonté de créer des emplois et des richesses. C’est le principe qui anime notre confédération.

Quelles sont les recommandations de la CGEA visant à dynamiser l’investissement et promouvoir l’emploi dans le sud algérien ?
La question de l’encouragement de l’investissement est sa priorité dans le sud algérien est une notion indispensable pour le développement dans l’ensemble du territoire algérien et doit être inscrite comme un objectif primordial dans le cadre d’un pacte de croissance et d’emploi que le Premier ministre avait annoncé lors de la dernière tripartite.
Il devient impératif de déterminer avec l’ensemble des partenaires sociaux une stratégie affichant les règles de base sur laquelle chaque partenaire devra s’engager et assumer ses responsabilités. C’est sur cette règle concessionnelle que doit reposer le plan auquel vous faites allusion ainsi que les points essentiels qui en découlent.

Selon vous, quelles sont les contraintes qui freinent l’investissement dans le sud du
pays ?
Combien de fois notre confédération a plaidé dans plusieurs contributions sur ces contraintes connues pour que les pouvoirs publics puissent prendre en considération nos revendications, mais à ce jour, le constat que nous faisons c’est qu’il n’y a rien de concret sur le terrain. On peu faire le même constat au nord du pays.
Ces mêmes contraintes freinent également les investissements étrangers à priori dans le sud. Si nous devons considérer, et c’est le cas, que la situation sociale dans le sud du pays contribue à une instabilité sociale, il devient évident d’aller vers des mesures aptes à promouvoir non seulement les potentialités existantes mais aussi des mesures spectaculaires et spécifiques qui permettent aux investisseurs algériens, et même étrangers, de créer non seulement la richesse mais des emplois durables. Nous considérons que les dernières mesures prises par les pouvoirs publics sont certes nécessaires mais nettement insuffisantes.

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