Elles réclament une part de la commande publique Les entreprises du bâtiment en colère
Le: mardi 24 décembre 2013 | 620 Lectures

Les entreprises privées du secteur du bâtiment sont en « ébullition ». La Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) qui les représente s’indigne contre la marginalisation des petites et moyennes entreprises des commandes publiques. Habib Yousfi est formel : les entreprises étrangères ne pourront à elles seules réaliser plus d’un million de logements.
Le Soir d’Algérie- 11 février 2013

Le président de la CGEA ne décolère pas. Habib Yousfi dit ne pas comprendre pourquoi les entreprises privées sont exclues des programmes de réalisation des logements. Il dit comprendre les motivations des pouvoirs publics qui veulent accélérer la cadence pour répondre à une forte demande sociale mais explique que cette préoccupation ne peut justifier la mise à l’écart d’entreprises qui, dit-il, sont en mesure de prendre part à l’effort de réalisation. Habib Yousfi, qui était hier l’invité de la Chaîne III, estimait que si les besoins en matière de logements sont grands et que les pouvoirs publics travaillent dans l’urgence, cette situation ne devait pas pénaliser les entreprises nationales sous prétexte qu’elles sont « petites ». Pour le président de la CGEA, sur le million de logements à construire, il devrait y avoir de la place pour l’entreprise privée car, dit-il, les entreprise étrangères ne pourront à elles seules réaliser l’ensemble du programme. Il préconise de confier les projets avec des nouvelles techniques aux étrangers et d’inclure les entreprises nationales dans le cadre de l’habitat traditionnel. Habib Yousfi avertit en annonçant que « ça bouillonne » dans le secteur puisque, dit-il, les entreprises privées ont le choix entre la dissolution ou l’informel face à la marginalisation dont elles sont victimes. Il réfute en bloc les arguments selon lesquels ces entreprises sont marginalisées car jugées trop petites. Il répond que même les entreprises appelées à se développer ne sont pas accompagnées. Pourtant, dit-il, les PME sont disposées à participer à l’effort collectif et sont prêtes à aller vers des partenariats privé-privé ou privé-public ou même à créer des groupements d’intérêts. Que cela soit au sud ou au nord du pays dit Habib Yousfi, les opérateurs privés sont disposés à participer à la réalisation de projets pour peu que l’occasion leur soit offerte. Interrogé au sujet de l’attractivité des Hauts-Plateaux et du sud, le président de la CGOA répond que tous les investissements sont attractifs pour peu qu’il y ait du retour sur investissement. Au niveau des Hauts-Plateaux, dit-il, beaucoup de projets sont en cours alors que pour le Sud, il dit attendre un signal des pouvoirs publics pour pouvoir prendre part aux réalisations. A la dernière tripartite, rappelle- t-il, un accord sur la croissance a été conclu avec pour objectif la promotion des emplois mais depuis, les doléances des acteurs du secteur sont quasiment les mêmes : ils revendiquent une démarche claire pour arriver à dégager une croissance. Le président de la CGEA dit attendre de voir sur quoi débouchera l’actuelle évaluation des PMEPMI mais espère voir d’autres secteurs comme ceux du BTPH et des travaux publics. La bureaucratie et l’environnement des affaires restent cependant des embûches de taille car, déplore l’invité de la rédaction de la Chaîne III, lorsqu’un texte est promulgué, il est différemment interprété par les démembrements de l’administration. Des « libertés dans la compréhension qui ont souvent conduit à vider des textes de leur essence ».

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