Réalisation de logements La CGEA dénonce l’opacité des marchés et les entraves administratives
Le: mardi 24 décembre 2013 | 650 Lectures

La confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) menace de recourir à la grève. Elle compte paralyser le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’habitat pour dénoncer l’opacité dans l’octroi des marchés et l’ostracisme dont est victime son organisation.
Horizons- 13 novembre 2011

Mme Saïda Neghza, vice- présidente de la CGEA, impute la situation dans laquelle se trouvent les entreprises nationales au ministère de l’Habitat et les directions des OPGI. « Ces dernières nous marginalisent alors que le code des marchés favorise l’entreprise nationale dans le cadre de la réalisation des projets, de la fourniture des équipements ». En outre, M me Neghza dénonce le « non-respect des textes de loi en vigueur et la bureaucratie » dans l’attribution des marchés publics. Selon elle, les entrepreneurs sont victimes de la politique des deux poids, deux mesures dans l’attribution des marchés. « Les autorisations de projets sont connues avant le lancement des offres d’appels », a-t-elle fait savoir. A cela s’ajoute « la lenteur des démarches administratives ». « Plusieurs entreprises n’ont pas été payées depuis près de 5 ans, tandis que les cahiers des charges sont confectionnés sur mesure pour certaines d’entre elles », révèle-t-elle. Le non-respect des échelles de qualification des entreprises qui vont de 1 à 11 est un autre problème auquel fait face la CGEA. Sa vice-présidente précise, dans ce cadre, que ce critère destiné à définir la spécialisation n’est pas pris en compte lors des soumissions. Ainsi, des entreprises ayant la qualification 2 se retrouvent à soumissionner dans le même créneau que celles bénéficiant d’un degré supérieur. Ce qui, de facto, les élimine de toute accession à des marchés. Afin de mettre un terme à cette situation qui pénalise en premier lieu les entreprises nationales, Mme Saïda Neghza plaide pour l’uniformisation des cahiers des charges en tenant compte de la nature des travaux et leur consistance. Par ailleurs, elle regret- te la réticence des banques à octroyer des crédits aux entreprises pour leur permettre de réaliser leurs projets. « Pour un projet de dix millions de dinars, affirme-t-elle, les banques ne nous accordent qu’un crédit de un million de dinars, sous prétexte de ne pas avoir l’aval du ministère des Finances ». Ce qui freine les entreprises et retarde la concrétisation d’importants projets.
Mme Neghza dira que la situation est telle qu’il faudra l’intervention du premier magistrat du pays et du Premier ministre pour « ouvrir une enquête et débusquer ceux qui sont derrière la marginalisation des entrepreneurs et le blocage du pro- gramme de logements du Président »

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